Pistolet à colle 2 le retour
J’étais entrain de coller le travail d’une élève avec le (fameux) pistolet à colle, car cela demandait de la précision et je ne voulais pas qu’elle se brûle.
Medhi (casse-pied notoire) se lève de sa place et gigote devant moi :
« Madame, Madame, regardez, regardez ! »
« Ça va ? »
La prof (toujours rivée sur le pistolet à colle) : « Medhi attends, je suis entrain de coller un travail, je peux pas pour le moment »
Medhi s’excitant toujours : « Mais Madame, regardez, j’fais quoi maintenant ? »
« Hein ! hein ! »
La prof : « Là je peux pas, retourne à ta place je vais passer, je viens dans une minute »
Medhi : « Bon ben je le prends sur votre bureau »
La prof (levant la tête) : « Quoi ? »
Et là c’est le drame, je colle la buse sur mon doigt, je deviens écarlate
La Prof : « Espèce d’idiot ! tu pouvais pas attendre et retourner à ta place ! »
Je passe de l’écarlate au livide.
OUPS !
La Prof : « euh non, c’est pas ce que je voulais dire, mais, euh, quand même, … vas à ta place ! »
« Tu arrêterais de faire le clown, ça ne serait pas arrivé »
Et je suis allée le voir (morte de honte) pour l’aider dans son travail tout en arrachant la peau et la colle de mon doigt.
A la fin du cours, j’ai pris Medhi à part, je me suis excusée, mais il avait déjà oublié.
Dans ces moments là je suis contente que mes élèves soient des poissons rouges1
Personnellement je culpabilise toujours.