Le quartier s'invite au collège...
(...quand il n'est pas armé de barres de fer et de couteaux)
Nous, professeurs de ZEP, essayons de lutter contre cette pression, de faire que notre collège reste un lieu de savoir, une petite bulle d'air au sein de la banlieue.
Une lutte bien inégale...
Les élèves en ce moment sont fous furieux, leurs derniers repères semblent s'être effondrés.
Rares sont les classes où il encore possible de faire cours sans des affrontements perpétuelles, mêmes les plus calmes des 6ème deviennent ingérables !
Des classes entières viennent sans même porter leurs sacs de cours!
La moindre remarque dégénère instantanément en conflit.
De mémoires d'enseignants du collège nous ne nous sommes jamais autant fait insulter en une semaine. La fatigue et la tension s'accumule.
Nous en sommes à virer les élèves de cours à tour de bras car l'énervement est telle que nous atteignons régulièrement la limite où nous allons nous mettre à les insulter (et pourtant on est rôdé, une patience à toute épreuve !) sauf, que s'il n'y a aucune retombé pour eux ce ne serait pas le cas pour nous.
La vie scolaire déborde de toute part.
Alors comme à chaque fois quand ça va mal, la salle des profs est un lieu de cris, tout le monde se tire dans les pattes.
Quand la violence devient l'unique moyen d'exister.
Elle devient physique.
Nos élèves expriment leurs mal-êtres.
Les filles s'entaillent les bras, se font des garrots... Les garçons, eux, se battent, se frappent toujours plus fort...
Les limites s'étiolent et c'est une jeune collègue qui se fait violemment insulter, bousculer et menacer par un élève en plein cours...
des sanctions?
L'élève n'est même pas programmé pour un conseil de discipline.
Est ce que ça intéresse quelqu'un? quatre, cinq personnes...
Je dois être tomber dans l'un des bahuts les moins solidaire de France !
De toute façon, vu l'ampleur que cela prend... il ne nous reste plus qu'à attendre les vacances.
Nous, professeurs de ZEP, essayons de lutter contre cette pression, de faire que notre collège reste un lieu de savoir, une petite bulle d'air au sein de la banlieue.
Une lutte bien inégale...
Les élèves en ce moment sont fous furieux, leurs derniers repères semblent s'être effondrés.
Rares sont les classes où il encore possible de faire cours sans des affrontements perpétuelles, mêmes les plus calmes des 6ème deviennent ingérables !
Des classes entières viennent sans même porter leurs sacs de cours!
La moindre remarque dégénère instantanément en conflit.
De mémoires d'enseignants du collège nous ne nous sommes jamais autant fait insulter en une semaine. La fatigue et la tension s'accumule.
Nous en sommes à virer les élèves de cours à tour de bras car l'énervement est telle que nous atteignons régulièrement la limite où nous allons nous mettre à les insulter (et pourtant on est rôdé, une patience à toute épreuve !) sauf, que s'il n'y a aucune retombé pour eux ce ne serait pas le cas pour nous.
La vie scolaire déborde de toute part.
Alors comme à chaque fois quand ça va mal, la salle des profs est un lieu de cris, tout le monde se tire dans les pattes.
Quand la violence devient l'unique moyen d'exister.
Elle devient physique.
Nos élèves expriment leurs mal-êtres.
Les filles s'entaillent les bras, se font des garrots... Les garçons, eux, se battent, se frappent toujours plus fort...
Les limites s'étiolent et c'est une jeune collègue qui se fait violemment insulter, bousculer et menacer par un élève en plein cours...
des sanctions?
L'élève n'est même pas programmé pour un conseil de discipline.
De toute façon, vu l'ampleur que cela prend... il ne nous reste plus qu'à attendre les vacances.
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