1/ Les limites

Publié le par La Prof

De ce que j’ai appris (et testé) de mes 1 an et demi d’expérience en ZEP sensible :


1er principe : Ne jamais culpabiliser de donner une sanction… Les élèves (les enfants) testent les limites, ils sont heureux de les trouver, et s’ils râlent ou pleurent, ne cédez pas, c’est juste un caprice !

Pour les râleurs je leur dis « tu aggraves ton cas », quant aux les pleurnicheurs : « vas-y, roules toi par terre ça ne changera rien », généralement, l’élève est tellement surpris d’avoir été démasqué qu’il arrête sur le champ.

Les enfants sont de bons menteurs et aiment manipuler les adultes !

Publicité

Publié dans Kit de survie

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
tout à fait d'accord !
Répondre
V
Pourquoi spécialement risqué ? Si le gamin a une sainte crainte de toi, il se calme réellement dans le couloir et puis, il sait que tu iras le chercher cinq minutes après.<br /> Chez nous, les retenues ne se font que le mercredi après-midi. C'est une sanction, pas un moment de détente... Et mon école compte 2000 élèves. La retenue ne doit pas être LA solution miracle, je trouve. Elle doit être donnée en dernier recours. Sinon, comment garder une véritable autorité durant toute l'année ? Les gosses s'habituent vite aux sanctions données, même si c'est une retenue.
Répondre
A
moui, les mettre dehors c'est risqué de les voir filer ou de faire les malins... les heures de colle on les met, sans problème, (mais pas le mercredi aprèm', y'a personne au bahut !) mais certains peuvent avoir envie de sortir en criant "wallebla je les ferai pas" !Y'a aussi les exclusions de cours, mais les surveillants commencent à être débordés quand ce sont 40 élèves, tous exclus (mon collège compte à peine 500 élèves), et tous plus turbulents les uns que les autres, qui se retrouvent dans leur perm'...
Répondre
L
Effectivement, je n'avais pas suffisament précisez qu'il faut une gradation dans la sanction, Merci Virgile :-)Pas mal de les laisser se calmer dehors (mais si je fais ça les miens ils se barrent  lol)Enfin, pour "le sourire"Vous êtes trop fort cher collègue, vous anticipez les points suivants (n°4 : je suis un monstre)A bientôt Virgile ;-)
Répondre
V
Il y a aussi un certain degré avec les sanctions, une sorte d'échelle que nous montons au fur et à mesure. Et comme tu le dis, l'essentiel, c'est de rester cohérent.<br /> Je commence toujours par une remarque. Lorsque je dois en faire une deuxième, je le dis bien fort : "Vincenzo, c'est ta deuxième remarque, attention à la 3°". Je prends alors le journal de classe et je mets une note pour les parents, avec une punition bien fastidieuse si le gamin m'a vraiment énervé. Il faut beaucoup pour que je mette un enfant dehors ou en retenue. Mais j'ai certaines petites marotes ou tics. Ils le savent et dépassent rarement les limites.<br /> Je ne me laisse jamais fléchir. Si l'enfant pleure, je lui dis de sortir deux minutes pour se calmer dans le couloir. S'il s'énerve, je pousse une gueulante qui le rend en général livide et le reste du groupe tremble. Mais s'il continue à rouspéter, ne pas tergiverser : je mets directement quatre heures de retenue et ils sont bloqués tout un mercredi après-midi à l'école.<br /> Une année scolaire, elle est faite à la Toussaint, concernant la discipline. C'est le début d'année qui compte. Après, relâche la pression et permets-toi de sourire aux élèves. Mais pas avant : un sourire, c'est un signe de faiblesse quand tu rentres dans ta classe pour la première fois.<br /> Voilà, rien d'autre à ajouter ;-)
Répondre