Willy se sent persécuté
Je le vois 1 fois par semaine, nous avons pris la bonne habitude à la fin du cours de discuter durant la récrée. Le protocole est invariable. Willy fait une bêtise durant le cours (comme d’autres de ses camarades). Je m’empare durant le cours de leurs carnets et après avoir fait défiler mes petits pénibles, finis souvent avec Willy pour remettre de l’ordre dans son comportement, qui bien que pas méchant, perturbe le cours.
Willy tente de négocier, ponctue ses propos par des « oui mais », « non mais », et « c’est pas grave » une fois son répertoire épuisé, il fini par comprendre, ou tout du moins entendre, ce que je lui explique sereinement. Avec Willy on rigole bien, car il a d’assez bonnes réparties et sa mauvaise foi ou ses explications sont parfois tellement exagérées que lui même perd pieds ;p
Willy semble m’apprécier, il sait qu’il peut me parler si besoin, que je l’ai remarqué, du coup, pour me faire plaisir il s’améliore petit à petit dans le comportement, et il travaille !
Durant nos conversations il nous est arrivé d’aborder la question de l’an dernier.
J’essaye de lui faire comprendre qu’il ne doit pas sauter tout de suite sur ses grands chevaux, et que ce qu’il ne tolère pas de la part de certains de mes collègues n’est pas forcément une agression.
Par exemple, sur cette malheureuse histoire où un prof l’aurait tiré par le bras, ce qui lui a valu à son tour une réponse démesurée, il aurait ressenti une certaine violence (et je suis prête à parier que ce geste ne l’était pas).
Willy se sent victime.
Pourtant en cours quand je passe derrière lui et qu’il bavarde, il m’arrive d’en avoir assez de lui répéter d’arrêter. Je me contente alors de le taper (gentiment je vous rassure ;) sur le bras, genre « oh ! ça suffit ».
Et bien Willy il ne me dit jamais rien dans ces cas là et il arrête de bavarder !
Il est pas bête Willy, je pense qu’il commence à comprendre que son ressenti (ça c’est bien une phrase de prof ;p) est subjectif.
Cela dit Willy n’a pas totalement tord.
Il est peut-être bien victime d’un certain acharnement.
Demain et les jours qui suivent, je vous pose le fond du problème et vous mets à contribution si vous avez des idées, sur ce cas totalement imaginaire.