Eh M'dame La Prof

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Lundi 2 avril 2007

Les incontournables (inutiles ?) cérémonials trimestriels ont commencé.
Alias les conseils de classe.


Les conseils se préparent en plusieurs temps :

1)       Avoir fait ses dernières corrections

(durée : environ 60H la dernière quinzaine de jours avant conseil)
Personnellement avant d’avoir attaqué cette laborieuse tâche j’ai du me coltiner 45cm de travaux
– j’ai préféré ne pas savoir combien cela représentait de dizaine de classes – je me suis contentée de mesurer la pile + 2 m3 de maquettes et sculptures.

      2)    Rentrer ses notes à raison de plus de 7000 par an je suis une vraie petite comptable / opératrice de saisi ! (environ 12H par trimestre)

      3)    Taper les appréciations via des procédés informatiques souvent archaïques qui vous obligent à venir en avance et à rester tard le soir pendant 2 semaines en salle des profs. Surtout quand comme moi vous avez tout le collège soit environ 500 élèves. (35H par trimestre et encore je ne philosophe pas… si vous faites le calcul cela représente 4mn par élève !)


Parce que 500 appréciations c’est du boulot !
C’est mine de rien pas loin de 1500 lignes – ok, je sais, je fais des appréciations longues -
bref, un petit mémoire en somme !
sauf que c’est beaucoup moins palpitant.


Et puis faut être sérieux car les parents les lisent !
Ils sont exigeants, ils veulent du personnalisé, ils ne se satisfont pas d’un « satisfaisant » !
En trois lignes ils veulent savoir avec précisions comment s’est conduit leur rejeton pendant trois mois !


En plus, l’appréciation c’est tout un art, avec une codification précise, le tout en un nombre de caractères limités !
Rappel : 3 lignes grand maximum, parce que le bulletin de l’élève n’est pas un bottin, il doit tenir sur une page !


Il faut ainsi parler des résultats, de la progression de l’élève, de son comportement et lui donner un conseil.
Ne négligez aucune de ces étapes !
Suivons le mode d’emploi : « convenable, en baisse en fin de trimestre. Bavarde. Arrêtez de bavarder ! »
Eh eh !!!


Et là vous avez tout faux… ou presque !
Vos collègues de français ne manqueront pas de remarquer (et de se moquer ?) de votre manque de style.
Il faut faire de jolies phrases courtes, c’est plus apprécié que le télégramme ;-)
En plus vous n’avez pas mis le prénom de l’élève, ce qui peut vexer le parent qui ne manquera pas de vous dire que vous avez fait un copier / coller !


Mais pire vous n’avez pas la liberté d’expression.
Ah parce que vous croyez vraiment que le prof quand il fait DU bulletin il dit la vérité toute nue sortant du puits ?

Jean-Léon Gérôme, La vérité sortant du puits armée de son martinet pour châtier l'humanité, Fin XIXème.

 

Ben non… il veut pas non plus qu’on lui tombe dessus… alors il est poli, il pratique l’euphémisme !


Car il faut le savoir une appréciation est toujours plus douce que la réalité.
Si vous avez : « bavarde » comprendre « il crie à travers la classe toute la journée, bâillonnez le ! »
                    « insolent » comprendre « il est tellement irrespectueux et malpoli qu’un jour je vais lui en coller une ! »
                    « gravement perturbateur » comprendre « votre enfant est dangereux, cherchez une structure spécialisée, c’est sans espoir »
                    « ensemble très faible » comprendre « c’est la catastrophe et là aussi c’est probablement sans espoir »


Alors bien sûr quand je dépasse ma trois centièmes appréciations, je commence à fatiguer et à manquer d’inspiration…
Je divague…
je me retiens d’écrire aux élèves que je n’ai pas vu de tout le trimestre car ils ont assidûment séché « pas vu pas pris » !


18H30, je sature, donc je bougonne devant l’écran, à côté de mes collègues qui saturent et bougonnent eux aussi.
En plus on se fait critiquer, nos collègues de français râlent que décidément on est des nuls parce qu’on sait plus comment ça s’écrit « néanmoins » !


 

18H45, je me retrouve à devoir rédiger l’appréciation d’un casse-pied, un winner dans sa catégorie, du lourd, un vrai boulet… une des cerises de mon collège.
Alors en me disant qu’en trois lignes et en étant polie je vais devoir faire passer tout le bien que je pense de cet élève, j’en soupire.


Une collègue : « mais pourquoi tu soupires »
La Prof : « parce que là c’est l’appréciation de THE casse-pied et que je peux pas mettre ce dont j’ai envie »
La collègue : « Mais si ! tu peux mettre tout ce que tu veux ! Voyons !!!
Qu’est ce que tu voulais mettre ? »
La Prof : « Vous auriez mieux fait d’avorter »*
La collègue : « ah ouais, ben non, en fait, ça tu peux pas le mettre – elle rigole – ah toi quand même t’as de ses idées ! »


Je plaisante, mais c’est vrai qu’on ne peut pas l’écrire… en tout cas je ne l’ai pas mis :o)

3 articles : Avant / Pendant / Après  les conseils de classe.

________________________________________
* « Si tes parents avaient su ce que tu allais devenir ils auraient avorté » est une spéciale dédicace à mon prof de math au lycée qui prononça cette phrase en cours à une des filles de ma classe !

Il y a des mots qu'on n'oublie pas :o)

 

 

Un autre tableau... une autre Vérité... :-)

Edouard Debat-Ponsan, La Vérité sortant du puits, vers 1898,
musée d'Ambroise, prêt du musée d'Orsay.

par La Prof publié dans : Prof en ZEP+sensible communauté : La communauté pédagogique
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Vendredi 30 mars 2007
(...quand il n'est pas armé de barres de fer et de couteaux)

Nous, professeurs de ZEP, essayons de lutter contre cette pression, de faire que notre collège reste un lieu de savoir, une petite bulle d'air au sein de la banlieue.

Une lutte bien inégale...

Les élèves en ce moment sont fous furieux, leurs derniers repères semblent s'être effondrés.
Rares sont les classes où il encore possible de faire cours sans des affrontements perpétuelles, mêmes les plus calmes des 6ème deviennent ingérables !

Des classes entières viennent sans même porter leurs sacs de cours!

La moindre remarque dégénère instantanément en conflit.

De mémoires d'enseignants du collège nous ne nous sommes jamais autant fait insulter en une semaine. La fatigue et la tension s'accumule.
Nous en sommes à virer les élèves de cours à tour de bras car l'énervement est telle que nous atteignons régulièrement la limite où nous allons nous mettre à les insulter (et pourtant on est rôdé, une patience à toute épreuve !) sauf, que s'il n'y a aucune retombé pour eux ce ne serait pas le cas pour nous.
La vie scolaire déborde de toute part.
Alors comme à chaque fois quand ça va mal, la salle des profs est un lieu de cris, tout le monde se tire dans les pattes.

Quand la violence devient l'unique moyen d'exister.
Elle devient physique.
Nos élèves expriment leurs mal-êtres.
Les filles s'entaillent les bras, se font des garrots... Les garçons, eux, se battent, se frappent toujours plus fort...
Les limites s'étiolent et c'est une jeune collègue qui se fait violemment insulter, bousculer et menacer par un élève en plein cours...
des sanctions?
L'élève n'est même pas programmé pour un conseil de discipline.
Est ce que ça intéresse quelqu'un? quatre, cinq personnes...
Je dois être tomber dans l'un des bahuts les moins solidaire de France !

De toute façon, vu l'ampleur que cela prend... il ne nous reste plus qu'à attendre les vacances.
par La Prof publié dans : Prof en ZEP+sensible
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Jeudi 29 mars 2007
...en banlieue. 
 
Mac Tyer feat Tima (11ans) - on a tous mal.
 
Les élèves sont enragés à cause de tensions dans le quartier.
Un réglement de compte entre deux bandes rivales a mal tourné, un collégien* est mort d'un coup de couteau.
Le même jour la soeur ainée de gentilles et travailleuses élèves de mon collège est morte elle aussi... entraînée dans une bagarre malgré elle.

Combien d'histoires de la sorte ai-je déjà entendu en 1 an et demi ?
Combien mes élèves en ont-ils entendu depuis qu'ils sont en âge de comprendre ?
Quel est le taux de mortalité en banlieue ?
Rien que cette année je ne peux compter le nombre de pères d'élèves qui sont mort de manière accidentelle ou de maladie.

Minimum une fois par mois tous les élèves arrivent en retard criant : "Madame ya eu un accident, y a un cycliste qui s'est fait renverser et ya plein de sang et les pompiers lui mettent de l'électricité!" ou "Madame on est en retard mais c'est pas de notr' faute ya un type qui a bu qui s'est j'té sous l'bus" ou encore "Madame vous avez vu dimanche ya une dame qui s'est j'té du 8ème étage, on a tout vu on était dans l'parc" et en hiver, quand il fait nuit à 5H, les groupes de filles qui ont peur "parce qu'il y a un fou à l'arrêt d'bus", "parce qu'il y a un pervers dans l'parc" ou "vous êtes au courant c'week-end y eu des coups de feu" "ya une voiture qui a brûlé", ou des élèves "isolés" qui se font passer à tabac par leurs camarades de classe, etc.

Que dire du départ de certains élèves dans des centres spécialisés... car dès 11ans on peut en avoir suffisament assez de vivre pour faire une tentative de suicide...

____________________________
*d'un autre établissement membre d'une des bandes
par La Prof publié dans : Prof en ZEP+sensible communauté : La communauté indécise
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Mercredi 28 mars 2007
Deux mondes s'affrontent

Certains matins, j'arrive au collège, paisible, encore endormie, avec une marque d'oreiller sur la joue...
une musique dans la tête...



Clip Sympathique, Pink Martini


Sauf que les élèves suite aux infos télévisées ou à des problèmes qui ont eu lieu dans le quartier, arrivent plus avec cet état d'esprit...



Clip La Rage du peulpe, Keny Arkana


Quand c'est le cas (et ça l'a été en novembre 2005 par exemple)
Je sais que je dois me préparer à affronter des journées longues et difficiles...

cette fois c'est à cause du quartier... je vous en parle demain.


par La Prof publié dans : Prof en ZEP+sensible
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Mardi 27 mars 2007

Chaque année l’équipe pédagogique a de grandes idées à travers des projets pour intéresser et remotiver les élèves !

Parmi nombres de ceux-ci un projet assez sympathique et pas bien difficile (a priori) à mettre en œuvre est une sortie au cinéma avec toutes nos classes de 3ème sur le thème de la Résistance avec des résistants qui viennent nous apporter leurs témoignages à la fin de la projection.
Nous donnons rendez-vous à nos 140 élèves devant le cinéma à 8H45.
Ça évite de leurs courir après dans les transports en commun, et nous fait réaliser une économie de titres de transports non négligeable.
Nous sommes une quinzaine d’enseignants réquisitionnés pour encadrer les fauves qui arrivent petit à petit et qui s’entassent devant le cinéma.
Sauf que ça commence bien, le multiplexe ne nous a pas informé que la séance ne nous était pas spécialement réservée et nous découvrons que d’autres élèves de 3ème d’autres établissements arrivent.

Pas de chance, les grands esprits se rencontrent, il s’agit de l’autre ZEP sensible violente avec laquelle nous nous partageons les « quartiers sensibles ».
1er début de bagarre et d’émeute devant le ciné.

Sur cet entre-fait arrive d’autres 3ème cette fois d’un établissement dit « normal ».
Les pauvres gamins, ils ne comprennent pas bien où ils viennent de tomber. Ce sont d’ailleurs les seuls à être en rang !
(nous nous sommes contentés de faire des tas par classe, ce qui a déjà été une performance avec les nôtres qui veulent pas passer pour des « tapettes » puisque ceux de ZEP++ continuent à faire n’importe quoi.)

9H15
Le cinéma ne nous a toujours pas ouvert les portes. (aurait-il changé d’avis ?)

Sans doute pour éviter de gâcher un siège, deux autres classes de 3ème d’une autre ZEP de la même zone arrivent elle aussi.

9H30

Le cinéma nous accueille enfin, les élèves (imaginez environ 400 gamins) s’entassent précipitamment dans la salle.

Bousculades, insultes, débuts de bagarres… bref, c’est sportif.

Les 4 malheureux résistants ont l’air surpris et un peu déçus.


Quelques uns de nos élèves nous demandent à aller au toilette, un collègue les accompagne et revient ennuyé nous rapportant que l’un d’entre eux s’est vautré dans les escaliers, que certains ont l’air d’avoir bu (d’après l’odeur et leurs gestuels) deux autres font un bad trip .


Les responsables du cinéma font des gestes aux enseignants qui se sont répartis un peu partout dans la salle.
La bobine du film initialement prévue sur la Résistance n’est pas arrivée !
Ils nous proposent de remplacer le film par soit l’histoire d’un gosse adopté dans un bled des Etats-Unis dans les années 50, soit par un film qui traite du harcèlement au travail.
Le collège « normal » est pour le gosse adopté, l’autre ZEP et nous mêmes (ZEP + sensible) ne sommes pas convaincus que cela les intéressent, et si ça n’intéresse pas les élèves ils vont foutre un gros bordel. ZEP++ est pour le harcèlement car ils bossent là-dessus en ce moment au collège car ils ont eu plusieurs cas d’attouchements dans les toilettes et couloirs.
Va pour le film sur le harcèlement (je croise les doigts pour qu’il n’y ait pas de scène olé olé).


Nous nous installons tous dans nos sièges.
Notre zep+ veille à faire disparaître tous mp3, nourriture et boisson. Zep++ lâche l’affaire pour les mp3 de ses élèves car ils sont très tendus.
Les élèves de notre ZEP+ et ZEP++ se cherchent, s’envoient quelques trucs à la figure, donnent des coups de pieds dans les fauteuils, et pour éviter que cela ne grossisse au point que les élèves arrachent les sièges pour se les jeter dessus, nous en empoignons et virons quelques uns qui sont raccompagnés au collège (fort heureusement pas trop loin en voiture).

Alors que l’ambiance se calme, il ne s’agit plus que de bavardages en tout genre par les élèves des trois ZEP.
Une collègue du collège normal se lève et crie à travers la salle « VOUS ALLEZ VOUS CALMER ET VOUS TAIRE, sinon les différents professeurs vont reprendre leurs classes et repartir dans leurs établissements pour faire cours ! »


HEIN !!! ??? !!!


Nous affichons des têtes affolées, mais qu’est ce qu’elle vient de faire celle là.

Vite attrapez là et bâillonnez là !

Mais ça va pas de faire un truc pareil devant plus de 350 gosses de 3ème de ZEP !!!

Sans compter que vu l’état dans lequel les élèves sont je mets au défi le moindre de mes collègues de les faire sortir et de leurs faire cours !!!
Résultat prévisible l’énervement repart de plus belle « C’EST QUI CELLE LA » « EH TU TE PRENDS POUR QUI ! » « RENTRES CHEZ TOI ! » « TU T’CROIS OU ? » etc.
Un peu plus ils l’auraient canardé si on ne leur avait pas déjà confisqué toute nourriture.
Re-médiation avec les différents groupes d’élèves de la part des profs de ZEP.
De notre part à tous, MERCI !

La salle s’obscurcit les élèves hurlent (j’ai perdu une partie de mon audition je pense).

Le film commence, 10mn plus tard nous parvenons enfin à entendre les dialogues.

Les gamins bien que sceptiques se laissent prendre par le film.

Mais les élèves qui ont bu et qui nous donneraient la nausée rien qu’à l’odeur ne se sentent pas bien, nos collègues qui viennent de poser les élèves qui se battaient repartent faire une navette avec les « malades ».
5mn plus tard c’est un autre élève « alcoolisé » qui vomit…
je vous passe les détails mais nous avons failli nous joindre à cet exploit… l’odeur est pestilentielle et le film ne fait que commencer !
Ceux qui ont fumé sont soit euphoriques et pliés en quatre soit entrain de pleurer !


Super


Dire qu’ils ont réussit à se mettre minable avant même 9H00 du matin… chapeau ! (enfin 7 élèves)


Durant le film les élèves de ZEP++ décrochent et cassent les pieds.

Nos élèves de la section aussi… ils courent au fond de la salle et tapent les sièges… ce qui aura valu à certains collègues encore un peu de sport.

Globalement, les élèves (même les garçons) s’identifient au personnage féminin victime de harcèlement, alors qu’il s’agit d’une petite blonde.

J’en suis bien contente, car ça m’aurait saoulé s’ils avaient fait des remarques ethniques ou sexistes.

Vive la magie du cinéma.

Et arrive LA scène que je redoutais le plus… celle d’un viol…
Il s’avère que notre héroïne avant même d’avoir été victime de harcèlement sur son lieu de travail a été victime d’un viol durant ses années de lycée… et je vous le donne dans le mille… par un prof !
Dès le début de la scène, je m’écrase sur mon siège et me planque derrière mes mains en me disant c’est bon on va s’en prendre plein la gueule…

Quelques garçons de 3ème à côté et devant de moi me regardent… ils ne comprennent pas encore pourquoi ma tête affiche une déflagration…

La scène continue, cette fois, ils ont tous compris ce qu’il se passe.

Les gamines beuglent contre le personnage masculin.
J’attends la réaction des garçons.
Contre toute attente, probablement grâce au phénomène d’identification toujours, ils s’allient aux filles et toute la salle hurlent son dégoût via des insultes sur le « gros pervers ».
Aucune corrélation n’est faite avec nous, les profs.

Ouf

A la fin du film, les « espèces de malade » sont condamnés par un tribunal, les spectateurs du procès se lèvent pour applaudir le verdict… nos gamins font de même et poussent des cris de joies.

Les résistants n’auront pas fait leur speech.

Tout le monde quitte la salle, content, sans se battre… faut dire qu’il est midi et que c’était censé finir à 11H00 alors les gosses sont pressés de rentrer manger.

Nous repartons vers le collège satisfait. Le pire a été évité, et les gamins ont eu des réactions saines et positives durant la projection.

Enfin en partant nous avons croisé et entendu malgré nous des collègues du collège « normal » dire qu’on était (nous ZEP+) des laxistes, qu’on ne savait pas tenir nos élèves !

Alors si jamais il y en a un qui passe sur ce blog et qui reconnaît la séance dont je suis entrain de parler, les élèves qui ont été les plus pénibles n’étaient pas les nôtres (je sais ça semble incroyable) mais ceux de ZEP++, (dont les collègues, cela dit en passant, ont tout mon respect), votre intervention était suicidaire, enfin, vous n’avez pas idée de ce que c’est quand nos élèves (surtout une telle concentration dans un espace clos) se déchaînent ! La salle aurait été saccagée et nous aurions du faire intervenir la police ! ça n’a pas été le cas.

Accessoirement, vous pouvez demander votre mutation pour ma ZEP+ (ou pour le fun chez ZEP++) il y a pleins de postes à pourvoir chaque année :o) vous nous éclairerez de vos lumières ;-)

par La Prof publié dans : Prof en ZEP+sensible communauté : La communauté pédagogique
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